Les symptômes typiques des problèmes et fardeaux mentaux chez les enfants et les adolescents ont déjà été abordés en détail dans le module 2. Si ces symptômes sont observés pendant plus de 2 semaines et qu’il n’y a pas d’amélioration apparente, il faut chercher à discuter avec l’élève concerné. Il faut clarifier si un certain événement s’est produit ou si un problème est présent qui pèse sur l’élève. En outre, il peut être clarifié au cours de cette conversation si l’enseignant ou aussi les camarades de classe peuvent soutenir ou soulager l’élève. En outre, un psychologue scolaire ou un enseignant de liaison responsable peut être informé et inclus dans les discussions. Des psychologues scolaires spécialisés sont disponibles sur demande dans la plupart des pays. Si ces propositions n’aboutissent pas à une amélioration de l’état de l’élève, l’enseignant doit inviter les parents à un entretien. Lors de cette rencontre, l’enseignant doit rendre compte de ses observations et, si nécessaire, inciter l’élève à prendre d’autres mesures de soutien. Les premières étapes pourraient être la coopération avec un centre de conseil familial. Selon la situation, d’autres interventions et clarifications diagnostiques peuvent être recommandées. Enfin, un psychologue pour enfants et adolescents peut également indiquer des possibilités de soutien.
Pas à pas :
Observer l’élève pendant 1 à 2 semaines : Pendant cette période, l’enseignant peut prendre des notes sur les problèmes de comportement typiques et décrire les situations correspondantes. Ces notes aident à documenter les problèmes de comportement.
À l’aide de ces notes, l’enseignant peut ensuite faire appel à un psychologue scolaire ou à d’autres experts dans ce domaine et demander une évaluation. Les étapes suivantes peuvent alors être planifiées
Chercher à discuter avec l’élève : Si l’élève a atteint l’âge de la majorité, on peut lui demander, ou à ses parents, de discuter avec lui. Il est possible que le psychologue scolaire ou un autre professionnel s’en charge également. Les symptômes observés doivent être abordés et les offres d’aide possibles doivent être discutées. Cette conversation ne doit être sollicitée que lorsque l’enseignant est tout à fait sûr de l’existence d’un trouble mental.