Sujet 3 Stratégies spécifiques pour gérer la dépression
3.1. L’activation comportementale
L’activation comportementale fait référence à des activités ou à une exposition à des situations agréables qui impliquent un contact avec un renforcement positif. Par exemple, si vous êtes une personne qui aime le sport, vous encourager à pratiquer un sport comme le tennis serait un moyen d’obtenir un renforcement positif pour améliorer votre humeur.
L’objectif est d’amener la personne à initier un changement de comportement, car lorsqu’une personne se sent déprimée, elle a tendance à être plus inactive et à réduire sa participation à des activités agréables. Pour cela, il est important que les comportements effectués visent à atteindre des objectifs valorisés et qu’il y ait une forte probabilité qu’ils puissent être renforcés par le contexte.
Même technique que celle mentionnée au point 2.8. du thème 2 : stratégies spécifiques pour gérer le stress.
Il s’agit d’une pratique basée sur la méditation qui consiste à entraîner l’attention à être conscient du présent.
La pleine conscience consiste à laisser les pensées circuler sans résistance ni jugement, en observant simplement comment elles vont et viennent. Il est important de faire la différence entre le fait de focaliser son attention et l’attitude avec laquelle on le fait. En plus de porter son attention sur le présent, il faut adopter une attitude caractérisée par la curiosité, l’ouverture et l’acceptation.
Les pratiques de pleine conscience peuvent être formelles ou informelles. La pratique formelle de la pleine conscience nécessite de consacrer au moins 45 minutes par jour à des exercices de méditation en pleine conscience. En revanche, la pratique informelle de la pleine conscience consiste à appliquer les techniques de pleine conscience dans n’importe quelle action quotidienne, comme manger ou marcher.
Même technique que celle mentionnée au point 1.7. du thème 1 : stratégies spécifiques pour gérer l’anxiété.
Elle consiste à identifier et à remettre en question les pensées inadaptées. Celles-ci seront alors remplacées par des pensées plus appropriées et la perturbation émotionnelle causée par ces pensées sera réduite ou éliminée.
Cette technique consiste à discuter des pensées automatiques négatives qui surviennent dans des situations provoquant de l’anxiété ou d’autres troubles émotionnels (par exemple : « Ils pensent que je suis ennuyeux ») et à les remplacer par des croyances ou des pensées plus rationnelles (par exemple : « Je ne peux pas lire dans les pensées des autres, ils sont probablement fatigués maintenant »).